Rz_32b Je sais pas mais je sens comme un petit pincement là. C’est du stress je crois.  Je sais pas si c’est parce qu’il reste que 7 jours pour produire le gala, qui demandera environ 70 heures de production totale, je sais pas si c’est l’angoisse d’attendre les fichiers mp3 pour enclencher le tout et avoir l’ensemble de ce qu’il faut pour travailler mais bon, c’est un peu stressant.

Ce qui est rassurant, c’est de se rendre compte que le décor fait l’effet voulu. J’en discutais ce matin avec Patrick Lagacé que j’ai eu joie à entendre se bidonner pendant qu’il visionnait la capsule qu’on lui a fait parvenir. J’avoue qu’on a pas fait dans l’économie pour souligner le premier gala, même qu’ensuite, on va peut-être se prendre un peu de vacances de pixels, pour le camping, pour la vraie vie quoi.  M’enfin, on a l’effet désiré, c’est déjà heureux, et je dois dire que Patrick a été aimable de se prêter à l’exercice de venir ne pas se prendre au sérieux avec nous!

C’est pareil pour Patrick Dion, le premier en fait à avoir eu la gentillesse de parler de l’appréciation qu’il avait pour nos petites capsules 3d. Nous étions difficiles à trouver à l’époque, il fallait chercher pour nous mettre la main sur les pixels. C’est toujours risqué d’ailleurs quand les gens décrivent votre travail, souvent il passent à côté de l’essentiel, Patrick Dion avait compris lui, nous nous amusons, sans nous prendre au sérieux. C’est resté, d’ailleurs, les seuls pour prendre la chose de haut, c’est quelques visiteurs, parce que nous, vous le savez, on a pas l’égo très numérique.

Celà dit on stress, un peu, beaucoup, j’aimerais avoir la chance surtout de vous présenter des gens qui dans l’ombre font un travail colossal de voix hors-champs, de décompte de votes, de technicalités pour que le tout roule rondement, que les courriels soient suivis, etc… Je me rends compte que ce qui nous unis en fait, c’est l’anonymat qu’on tient à laisser comme signature, c’est peut-être au fond la vraie recette de tout ça! Allez, je me pousse sur la souris!

  • Jours depuis la dernière insomnie: 0
  • Humeur matinale: OK
  • Niveau de stress: Dans le tapis
  • Moral: OK

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Rz_102b Vous le savez, je parle jamais de la chose politique, pas plus que je me pointe le nez dans les grands débats que vous aimez remuer un peu partout chez-vous. Mais ce matin, on va faire un peu différent. Ce le sera pour une seule raison d’ailleurs, c’est que je vais vous raconter une discussion que j’ai eu avec un monsieur, avec un directeur de son école en fait.

Épouse vous l’a mentionné, on est aux prises avec une bande de joyeux voyous. Ceux qui ont pu suivre un peu les commentaires se seront rapidement rendu compte que j’en avais marre au point de me rendre à l’école pour identifier ces jeunes tordus avec l’aide du directeur. Ben voilà, c’est un peu de ça qu’on va se causer ce matin, mais c’est sur une autre question, et c’est même de sa faute à lui.

-  Dites-moi monsieur l’ivrogne, les cours d’éthique religieuse et tout le reste, à vous, ça vous dit quoi!? qu’il me demande le directeur.

-  C’est la meilleure façon de ne pas arriver à faire ce qu’on prétend faire monsieur!

-  Ah!? me fait l’homme heureux de me voir mordre l’hameçon. Faut vous dire que j’allais pas manquer ce barbecue.

Alors il a voulu que je lui raconte. Paroles d’ivrogne. Je vais vous résumer le tout ici. Et je dis résumer. Parce que j’ai pas le temps de vous faire le grand tour de la question, parce que je vais tout simplement ouvrir sur mon argument principal, et parce que surtout, je vais compter sur votre intelligence pour conclure assez aisément sur ce qui me chicote, au fond.

L’enfant recevra le contre-message, directement de sa famille, avec une force qui risque de surpasser celle de l’enseignant [...]

On est dans les valeurs. On se retrouve avec une formation sur les valeurs. Or, qui dit valeur dit dans la même veine conflit de valeurs. Avec quoi, c’est peu important, c’est surtout le "avec qui" qui devient préoccupant ici. On est loin du bon vieux cours de morale où le pardon se retrouvait dans le programme pédagogique au côté du mot tolérance, qui a l’imbécile connotation de "endurer", mais ça c’est une autre histoire. Alors voilà, je vais vous faire l’histoire de petit ivrogne quand il était en morale et qu’on lui a appris le pardon en morale.

Petit Ivrogne revient de classe:

-  Maman, on a parlé du pardon aujourd’hui! (de dire petit ivrogne à sa maman qui sortait d’un divorce houleux avec un pédo incestueux violent…)

-  Le pardon mon grand, c’est la façon d’oublier de donner les coups de pieds dans le cul à ceux qui le méritent et les encourager lâchement à aimer ne pas en recevoir.

On a plus jamais trop reparlé du pardon. On a longtemps constaté qu’on avait chez-nous des conflits de valeurs.  Il se peut qu’un soir notre grande arrive à la maison pour nous dire que Bouddha, tout comptes faits, il a l’air d’un type bien. Puis Mahomet aussi. Bon, chez-nous, on va en parler calmement, comme pour le Père-Noël, la fée des dents, Jésus et le bon Dieu. Mais il y a des familles où ça va crier ferme. Des familles où l’enfant va rapidement comprendre qu’il est au coeur d’un conflit de valeurs dans son enseignement et comment ses parents ont envie de pas du tout poursuivre les explications.

Qui dit conflit de valeurs dit surtout émotions quant à la façon de les exprimer pour qui en ressent le choc. L’enfant recevra le contre-message, directement de sa famille, avec une force qui risque de surpasser celle de l’enseignant qui ne fait que se conformer à la dispense d’un programme qu’on lui impose. Aussi, plus triste encore, l’argumentaire parental créera exactement l’opposé des objectifs louables d’un tel programme, unir les jeunes québécois autour de leur nouvelle réalité citoyenne.

Il s’agissait de regarder un peu la commission Bouchard-Taylor pour le comprendre, il fallait que quelques minutes pour saisir qu’on allait plutôt creuser un fossé en tentant de mettre de l’avant, par et chez l’enfant, cette culture d’autrements qu’on tente d’amener dans les écoles.

Dans ce temps-là j’ai envie d’avoir l’opinion de mon ami Mario. J’ai regardé le directeur d’école et lui ai raconté mon meilleur ami, mon ami le polonais, on avait 9 ans je crois dans le temps, comme mon fils maintenant. On a eu un cours d’éthique et de culture assez simple. Un ballon, une cour de récré, un directeur pour venir jouer avec nous pendant 3 jours dans la cour, un directeur qui nous a demandé de lui apprendre le ballon-chasseur, puis le ballon-milieu, puis la tag, puis le roi de la montagne…

Ensuite? Debout devant un globe terrestre, puis à la bibliothèque… sur le tas, doucement, dans le plaisir, dans le jeu. Quand j’ai ramené mon copain David à la maison, ça a jamais été si compliqué que ce ne l’avait été pour le pardon. Ma mère voyait un enfant heureux. Ce programme comporte deux erreurs majeures. Il ne se fait pas avec le parent, et il a oublié surtout une chose ce programme, le jeu demeure, comme en santé, le jeu demeure pour l’apprentissage le meilleur lien que l’on puisse faire entre l’être et le savoir qu’on aimerait lui faire rencontrer.

  • Jours depuis la dernière insomnie: 4
  • Humeur matinale: Bonne
  • Niveau de stress: Satisfaisant
  • Moral: Bien
  • Crédit photo:  Photo-Libre



ZOOM006 Vous vous souvenez j’avais parlé d’un petit ménage, pas d’une restructuration mais c’était presque de ça qu’il était question: réaménager cet espace que vous venez lire quelques fois, où vous passez de temps en temps, question de lui donner davantage la couleur qu’il lui fallait. Il est presque devenu duotone, avouez que vous ne vous y attendiez pas! On améliore si peu souvent en enlevant des couleurs.

Faut vous l’avouer, je n’ai pas la capacité de commenter sur plus d’une demi-douzaine de blogues,enfin, avouons que si c’est plus que dix blogues, ma vie familiale en souffre. Du coup c’est ma vie personnelle aussi, puis les valeurs qui s’y trouvent, parce qu’en mon fort intérieur, passer plus de temps le nez dans vos affaires que dans les miennes, c’est être à côté de mes pompes. Alors voilà, il me fallait resserrer le tout.

Vous dire tout d’abord que simplement en déménageant, j’ai coupé de moitié le nombre de personnes qui passent par ici. J’ai d’ailleurs ainsi pu découvrir le nombre d’efforts qu’un internaute est prêt à faire pour lire un blogue. Si, après avoir cliqué sur mon lien dans votre bloguoliste, il doit ensuite arriver sur ceci et devoir cliquer à nouveau sur un lien pour arriver sur mon nouveau blogue, plus du tiers ne suivront pas!  Que ceux qui aiment le traffic se le tiennent pour dit!

Tiens, parlant de traffic, je vous le file en stats. D’une moyenne de 150 visiteurs uniques par jour, le déménagement a ramené la chose à 20 oups 60. Tiens, parlant de la satisfaction de l’ex-ivrogne, vous savez quoi!?  Ça me plait beaucoup! Beaucoup plus que vous ne le pensez! Parce que j’ai davantage l’impression de savoir qui vous êtes, parce que j’ai l’impression de savoir pour qui j’écris, parce que j’ai même enfin l’impression qu’on jase ensemble, entre nous.

Allez, au plaisir d’avoir enfin le temps de vous lire comme je le souhaitais, tout en gardant l’espace nécessaire à ceux qui sont ma famille!

Découverte:  Pour ceux qui comme moi se sentent préoccupés par les droits d’Auteur des photographies utilisées pour leurs billets, ce site plaira.

  • Jours depuis la dernière insomnie: 3
  • Humeur matinale: Bonne
  • Niveau de stress: Satisfaisant
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Crédit photo: Photos libres



procrastiner Je suis sorti d’une lecture qui m’a laissé avec de drôles d’émotions ce matin. Elles sont liées à un truc qui fait partie de ma vie d’il y a quelques années. Une situation qui ressemble de près à ce que peut vivre cette jeune maman qui mène un combat que je connais sous pas mal toutes les coutures. Une maman pour qui j’ai le respect qu’on porte à ceux dont on connaît les luttes quotidiennes. J’aimerais vous en reparler quand le temps me le permettra, je ne voudrais pas le faire à la sauvette, d’une façon ordinaire, parce qu’alors vous en manqueriez l’essentiel.

Quand j’ai découvert son blogue, j’ai senti un urgent besoin d’en parler, je l’avais fait ici.  Je la lis quotidiennement depuis, n’osant pas souvent commenter, parce que je suis sur l’impression qu’il faut y arriver sur la pointe de pieds, comme dans les bonheurs de porcelaine qu’il faut prendre garde de ne pas faire chavirer. J’y reviendrai, vous le promets.

* * *

Je compte les dodos d’ici la semaine de vacances. J’ai le luxe depuis deux nuits de passer des heures complètes à dormir. C’est plutôt inhabituel. Puis je fais le nécessaire, enfin presque, pour me redonner une certaine discipline de vie quant à une façon de me donner davantage de respect ou d’amour de soi. Ça aussi me faudra vous en reparler.

* * *

Depuis quelques dodos je me rends compte combien les gens prennent ce gala au sérieux, comment les gens se sont approprié ces deux personnages de pixels qui n’existent qu’à travers ce que nous en faisons chaque semaine. Je réalise surtout que les gens se sont fait une conception de nous, de ce que nous sommes, à travers ces deux bonshommes animés. Pourtant… ils ont bien notre visage, à partir de photo de nous, beaucoup moins modifiés d’ailleurs pour la fêlée que pour moi, mais bon… me faudra vous y revenir aussi sur cette question, sur ce gala que les gens semblent considérer plus important, en chialage ou en gentillesse, que l’important que nous-mêmes lui donnons.

* * *

Je remarque surtout que je viens de dire par trois fois qu’il me faudra vous en reparler, de votre côté, d’ici quelques semaines, ça serait pas con de me rappeler qu’en fait, j’ai oublié de vous en reparler! Allez, au plaisir!




    • J’ai bu pendant 20 ans. Que tu saches qui je suis changerais peu de choses. Ça ne ferait aucune espèce de différence. On s’éloignerait même du but, celui de partager ici, en quelques lignes, le quotidien qui d’une toute autre façon se manifeste à moi depuis que j’ai cessé de boire. C’était en octobre 2004, je n’ai plus jamais ensuite remis le nez dans un verre. Je ne suis différent d’aucun autre alcoolique, sans plus ni moins de volonté. Je suis tout simplement quelqu’un que la vie a touché d’une grâce, celle de ne plus jamais souffrir comme avant. Je te souhaite de trouver ici ce que tu es venu chercher. Tu y verras des larmes, du bonheur, des sourires, des grincements de dents, des coups de gueules, des hommages aux gens, c’est la vie, maintenant, comme elle était avant remarque, mais la vie sans filet, sinon un seul, c’est vrai, la garantie que je suis entièrement responsable de ce que je fais, et suis.
  • RSS Ça se passe chez la Fêlée!

    • Cauchemar16 mai 2008
      C’est un vilain cauchemar qui vient de me réveiller. C’est l’émotion qu’il touche qui m’empêche de me rendormir. C’est comme si tout ce que j’avais voulu fuir et ne pas être me rattrapait. Bah ok pas tout, mais ça. J’ai rêvé que mes parents se chicanait, sérieusement, avec tout le fiel dont il sont capable tous [...]
    • 254051815 mai 2008
      Ouais, ouais…Si vous n’avez pas été voter encore, faites, faites, ça finit vendredi soir. Par là, un ti effort. Je pourrais vous raconter que j’ai passé presque 4 heures au garage ce matin. Oh pas pour moi, c’est la voiture qui avait besoin d’un entretien. C’est long 4 heures à lire des Sélections du ReaderinDigeste pour [...]
    • Puce, la découverte de la peur14 mai 2008
      J’ai passé ma petite enfance sans connaitre la peur. Je suis insouciante de nature mais en plus je sais que je suis privilégiée, j’ai grandit dans un espèce de cocon étendu. Même à l’adolescence, mis à part la peur du jugement des pairs (pffft je suis une fille quoi), je ne connaissais pas la [...]
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